loader image
telecomreviewafrica.com

Typography

La croissance enregistrée au niveau de l’économie numérique se concrétise de plus en plus. Le monde des TIC se développe sans cesse donnant naissance à de nouveaux concepts, innovations et services. Afin de pouvoir s’adapter avec ce développement inégalé,  il sera, dans un proche avenir, nécessaire de renforcer les capacités humaines.

Le manque de compétences permettant de manipuler les solutions et applications des TIC va exclure le monde de l’économie numérique et des opportunités qu’il présente au niveau de l’emploi, du  renforcement de capacité et des biens sociaux.

Un fossé existe quant aux compétences relatives aux TIC dans les pays développés ainsi que ceux en développement, et même dans les pays se préparant au déploiement de la 5G et qui sont sur la voie de créer des villes et sociétés numériquement intelligentes.

En Afrique, le plus grand défi à relever réside dans le grand fossé existant au niveau des ingénieurs de logiciels de base et les experts en programmation, ainsi que la disparité entre les cursus éducatifs et les compétences requises par les entreprises sur le terrain.

En outre, les entreprises dans les pays en développement sont souvent négligées et souffrent du fossé constant qui ne cesse de s’exacerber, notamment avec l’évolution technologique rapide qui permet de créer de nouvelles innovations plus développées et plus rapides.

Pour faire face à ce défi, Birendra Sasmal, PDG de Subah Holding Company Limited au  Ghana, a mis en place un plan quinquennal pour offrir, dans un centre de formation, aux diplômés locaux, un programme de développement global. Sasmal a expliqué qu’il faut avoir un certain niveau de responsabilité sociale et engagement au développement national.

L’entreprise collabore, actuellement, avec les universités, écoles et le gouvernement pour combler ce fossé à travers les cursus primaires, secondaires et tertiaires qui peuvent mieux préparer les jeunes Ghanéens à des carrières dans l’économie numérique. 

D’autre part, Miko Nxele, responsable du renforcement des capacités humaines chez l’UIT, a expliqué comment les centres d’excellence de l’Union ont évolué en tant qu’initiative essentielle pour subvenir aux besoins des professionnels et exécutifs dans le domaine des TIC dans le monde.

L’UIT est un intégrateur qui répond aux besoins de ses membres ; toutefois, le défi du renforcement de capacité ne se limite pas à une seule organisation, a-t-il expliqué. « Ceci relève de la responsabilité de tout le monde : gouvernements, académies  et citoyens doivent œuvrer ensemble en tant que parties prenantes principales, » a-t-il spécifié, en continuant « pour développer une stratégie et établir les cadres nécessaires. Le rôle du secteur privé ne doit pas être négligé. Il faut tenir compte des programmes de compétences numériques basés sur le marché ».

Le fait d’avoir les bonnes compétences pour profiter de la transformation numérique intelligente ou pas dépend des différentes étapes de la préparation numérique aux niveaux mondial, régional ou national, a précisé Danil Kerimi, directeur des industries des technologies de l’information et de la communication au Forum économique mondial.

Le gouvernement joue un rôle très essential dans le développement des compétences numériques, a-t-il indiqué, mais « je pense que les citoyens doivent stimuler ceci et reconnaître quelles sont les compétences dont ils ont besoin et comment peuvent-ils les avoir. Puis, ils pourront responsabiliser les enseignants » et induire le changement nécessaire pour combler le fossé existant entre l’offre et la demande sur le marché du travail.

Selon Ozzeir Khan, responsable de la gestion de la relation des affaires aux Nations-Unies, a souligné la nécessité de développer des laboratoires d’innovation et de nouvelles technologies pour soutenir les PME dans le monde qui sont le moteur principal de la croissance dans l’économie numérique.

L’ère du numérique présente des opportunités illimitées ainsi que des défis qui doivent être surmontés afin d’en profiter. Bien que ceci puisse paraître très difficile, toutefois, avec le temps, les pays se trouveront obligés à suivre le modèle de ceux qui les ont précédés, notamment après avoir témoigné et entendu de l’impact de la révolution numérique.

La révolution numérique n’attendra personne, voilà pourquoi, mieux vaut se préparer maintenant et trouver les mesures adéquates pour relever tous les défis et ne pas attendre, et d’avoir à suivre les autres. Il faut commencer par le renforcement des capacités humaines dans le domaine des technologies de l’information.

Pin It

Dernier Numéro