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Sadok Toumi : nous travaillons pour faire du spectre un levier du changement et de l'amélioration de l'usage numérique national et international

Lors d'une entrevue avec Telecom Review, Sadok Toumi, directeur général de l'Agence Nationale des Fréquences,  a parlé des services prêts à être lancés en 2016 dont profiteront tous les Tunisiens ainsi que des planifications des fréquences.

L'Agence Nationale des Fréquences est l'organisme chargé par l'Etat (tunisien) pour la planification, la gestion et le contrôle technique du spectre des fréquences, ressource rare et limité.

En tant que directeur de l'ANF, comment gérez-vous vos responsabilités ?

Ça fait une année que j'ai été nommé à ce poste, j'essaye de motiver une équipe jeune. Donc, je vise à valoriser l'usage du spectre en Tunisie par l'optimisation d'utilisation, par la contribution des programmes d'innovations et surtout les solutions qui utilisent des radiocommunications afin d'atteindre les objectifs fixés pour le plan national stratégique dont la Tunisie digitale en 2018 qui sera activée en 2020.

Quelle est votre cible ?

En fait ce sont les utilisateurs de spectres : il y en a les opérateurs, et d'autres utilisateurs dans les domaines maritime et du transport. Par l'optimisation de l'usage, son amélioration et sa facilitation et l'introduction de nouvelles technologies nous allons toucher toute la population et par suite tout le peuple tunisien. Nous contribuons à l'échelle internationale puisque nous sommes membre de mobilité. Et nous travaillons pour faire du spectre un levier du changement et d'amélioration de l'usage numérique national et international.

Quelles sont vos innovations au sein de cette agence ?

Nous sommes une agence nationale qui joue le rôle d'un régulateur technique en Tunisie, et nous  avons  toujours réussi à jouer ce rôle.

En plus, nous avons innové dans l'application des jeunes, le management participatif et la proactivité.

Quels sont les services que vous présentez au Tunisiens ?

En fait, nous sommes responsables de la gestion du contrôle du spectre qui est attribué aux opérateurs, qu'ils soient des opérateurs télécoms ou des différents secteurs, utilisant de l'infrastructure à base de technologie  radio. Donc, nous gérons le spectre qui est connu comme ressource rare et qui est propriété de l'Etat.

Nous contribuons  à la préparation du spectre pour lancer  la  4G  en Tunisie.

Comment favorisez-vous votre progrès ?

Nous contribuons activement au développement du mobile.

Et en novembre 2015, le ministère a lancé un appel d'offre pour la 4G, en présence de l'ONT, qui sera lancée en 2016 par l'agence nationale des fréquences.

Ainsi, actuellement, nous attendons à ce que l'infrastructure radio soit prête pour permettre aux opérateurs de la 4G de la lancer convenablement en Tunisie.

Comment travaillez-vous pour mener à bien la planification des fréquences et du spectre ?

La planification des bandes de fréquences, constitue un mécanisme essentiel pour sauvegarder les droits de tous les Etats membres dans l'optique d'un accès équitable à des ressources radioélectriques limitées (le spectre des fréquences radioélectriques et l'orbite des satellites géostationnaires). En effet, le mécanisme de planification au niveau national s'inspire de la planification internationale (le tableau d'attribution des fréquences ou les plans mondiaux) et de la planification régionale (les plans régionaux).

Pour mener à bien la planification de spectre, il est indispensable, d'une part de notifier les assignations de fréquences, et d'autre part de les coordonner afin de garantir le bon fonctionnement des services utilisant ses assignations.

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