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Le groupe britannique de téléphonie Vodafone a confirmé la montée à près de 10% de son capital du groupe émirati EmiratesTelecommunications Groupe Company Etisalat – qui devient son premier actionnaire.

Dans un communiqué, Vodafone note qu'Etisalat, qui a récemment lancé une nouvelle marque « Etisalat and » ou « e& », a pris 9,8% de son capital.

Il confirme ainsi l'annonce par e&, contrôlé par l'État émirati, de son acquisition de près de 2,8 milliards d'actions du groupe detéléphonie pour 4,4 milliards de dollars.

L'autorité d'investissement des Émirats a créé pour cette opération une holding, Atlas 2022 Holdings Limited, enregistrée aux îles Caïmans.

Etisalat parle d'un « investissement stratégique » et dit investir dans « Vodafone pour gagner une exposition importante à un leader mondial de la connectivité et des services numériques ».

Le groupe ajoute vouloir être « un actionnaire de long terme dans Vodafone et ne pas chercher à contrôler ou influencer le conseil d'administration ou l'équipe dirigeante » et ne « pas avoir l'intention de faire une offre » sur la totalité du groupe.

L'action de Vodafone, qui publiera ses résultats pour l'exercicedécalé 2021/2022, gagnait 2,50% à 120,76 pence vers 10H10 GMT à la Bourse de Londres.

« Des marchés financiers volatils, une dette en hausse, la concurrence et la réglementation créent un ensemble de facteurs qui se conjuguent à l'encontre de Vodafone et ont pesé dernièrement sur son action », commente Victoria Scholar, analyste de Interactive investor.

« Depuis que le directeur général Nick Read a pris la tête de l'entreprise en octobre 2018, les actions de Vodafone sont en baisse d'environ un tiers et il a du mal à inspirer confiance aux investisseurs » mais la montée au capital d'e& « apporte un coup de fouet bienvenu à l'action », qui est en tête du FTSE-100, a-t-elle ajouté.

En février, Vodafone avait rejeté une offre à 11,25 milliards d'euros du Français Iliad/Free sur sa filiale italienne Vodafone Italia.

« Il y a quatre ans, le secteur des télécoms était bien morne. Depuis, nous avons eu Vodafone donnant leur indépendance à ses actifs (d'antennes-relais) avec Vantage Towers, Euskaltel a été racheté par Masmovil, BT a créé une coentreprise pour sa branche de sports et a attiré un investisseur stratégique, et la société de capital risque KKR essaie de racheter Telecom Italia » à travers une société affiliée, a commenté Russ Mould, analyste de AJ Bell.

« A présent c'est le groupe de télécoms d'Abou Dhabi e& qui prend une grosse part de Vodafone » après que l'investisseur activiste « Cevian Capital a également pris une part importante avec en vue d'amener Vodafone à céder certaines de ses activités », ajoute-t-il.

D'après la presse britannique, Vodafone est en discussions pour une fusion avec Three, propriété du conglomérat de Hong Kong CK Hutchison.

« Le secteur des infrastructures est devenu attirant ces dernières années, les investisseurs ayant réalisé son rôle dans la fourniture de certains services et le potentiel de génération de liquidités à long terme », poursuit M. Mould, qui note aussi la valorisation « plutôt faible des actions » du secteur des télécoms.

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