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Du frigidaire aux réunions de travail à la navigation en voiture, l'ère du « scrolling » et du surf touche à sa fin. L'interface numérique de demain obéira à la voix et réunira tous nos appareils.

« La commande vocale permet surtout d'avoir les mains libres », ose d'emblée Jean Raoul de Gélis, directeur général de Sony Mobile France, qui rappelle qu'un utilisateur consulte son téléphone portable entre 200 et 300 fois par jour. Il s'agit de reposer nos pouces, mais surtout de reposer nos neurones.

L'autre objectif de ces programmes, c'est d'être capable d'apprendre de nos comportements et de nos usages, d'évoluer, pour déterminer ce que l'on attend d'eux.

« Le but ultime est que vous oubliez cette technologie, personne n'a envie de s'embêter à programmer son robot aspirateur chaque semaine, cette automatisation doit devenir aussi fine et perspicace qu'un majordome », illustre Paul Gray du cabinet d'analyse IHS Market.

La guerre des assistants

Les enceintes Google Home et Alexa d'Amazon dominent le marché. Selon le cabinet Gartner, le marché des enceintes connectées à commande vocale représentera 3,52 milliards de dollars en 2021 dans le monde, contre 360 millions en 2015.

En attendant cette montée en puissance d'un objet qui peut paraître encore un brin futuriste, voir incongru sur la table de chevet, le smartphone reste dans l'immédiat la tour de contrôle de l'utilisateur face à ses objets connectés.

« Il y existe une véritable guerre des assistants personnels pour mobiles, entre ceux de Google intégrés sur Android, Alexa d'Amazon intégré dans les téléphones HTC et Huawei, ceux des fabricants (le Bixby de Samsung) et le Cortana de Microsoft », indique Ian Fogg, analyste chez IHS. Apple fait sans surprise cavalier seul avec son assistant vocal, Siri.

Aujourd'hui, Google domine le marché des mobiles mais Amazon pourrait conquérir celui des objets connectés du quotidien : du four, à la voiture en passant par le chauffage et les serrures.

Mais cette démultiplication des applications entraîne aussi un risque réel de cacophonie, et les marques ainsi que le consommateur rêvent d'un protocole de communication universel car, à moins de s'équiper avec une unique marque, savoir ce qui est compatible avec quoi relève du casse-tête.

L'interopérabilité de ces nouvelles interfaces vocales est l'un des défis majeurs pour les acteurs de la haute technologie. « Certains pensent qu'un seul va finir par s'imposer et rafler tout le marché, d'autre pensent que le téléphone intégrera plusieurs assistants chacun optimisé en fonction de sa tâche », confie Ian Fogg du cabinet IHS.

 

 

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