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Nokia a annoncé la suspension de son plan de suppression de près de 600 emplois en France jusqu'à la tenue d'une réunion de suivi le 2 octobre avec le gouvernement et les syndicats.

« Une réunion de suivi est prévue le 2 octobre entre les représentants du gouvernement, la direction de Nokia et les partenaires sociaux. La procédure de consultation sur le plan de transformation est suspendue jusqu'à cette date », a déclaré la direction de Nokia France.

« La mise en place de ce projet est essentielle pour assurer la compétitivité de l'entreprise, il est donc important de se donner le temps de bien l'expliquer », a ajouté par ailleurs Nokia France.

L'équipementier avait annoncé la suppression de 597 emplois d'ici 2019 dans ses filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN) basées à Paris-Saclay et Lannion, sur un effectif total de 4 200 personnes.

Il ne s'agit pas d'une suspension de la procédure en tant que telle mais simplement d'un « report du début officiel de la procédure après la réunion tripartite », a précisé Pascal Guihéneuf. Cela signifie que le délai de quatre mois pour la procédure du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ne commencera qu'après le rendez-vous du 2 octobre, a-t-il ajouté.

Les deux autres filiales du groupe en France, Alcatel-Lucent Submarine Networks (câbles sous-marins) et RFS (radiofréquences) ne sont pas concernées par ce « projet d'évolution », justifié par le plan de la maison mère de dégager 1,2 milliard d'euros d'économies d'ici 2018, selon la porte-parole de Nokia France.

« Il est absolument fondamental que, quand une entreprise, un groupe international comme Nokia, prend des engagements vis-à-vis de l'Etat, ces engagements soient tenus, c'est aussi simple que ça », a ajouté le secrétaire d'Etat.

Le groupe finlandais avait pris l'engagement, lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent en 2015, de renforcer le secteur de la recherche et développement pour le porter à 2 500 ingénieurs et chercheurs à fin 2019.

La direction a confirmé tant ses engagements, qui passe par le « recrutement de 500 ingénieurs de recherche et développement qui doit être finalisé d'ici fin 2018 », que le PSE qui « pourrait entraîner une réduction de 597 postes » en 2018 et 2019.

 

 

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