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« Le début de l’année 2017 était excellent » pour Qualcomm, a déclaré Jay Srage, président pour le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe de l’Est chez Qualcomm, durant le sommet des leaders Telecom Review  Summit qui s’est tenu le 20 avril à Beyrouth. Durant le panel des leaders des télécoms, Srage a traité de la transformation numérique intelligente des villes et pays, de l’IoT et de la 5G. En marge de l’évènement, Telecom Review  a interviewé Jay Srage  qui a salué l’approche avant-gardiste des E.A.U quant au développement de la 5G.

Cette année, Qualcomm a annoncé deux importants projets relatifs à son approche de la technologie de la 5G visant à rendre la transition aisée aux opérateurs télécoms. En effet, il a annoncé qu’il compte accélérer la normalisation de la 5G pour pouvoir la commercialiser en 2019. L’entreprise a annoncé aussi la signature d’un accord avec l’opérateur Etisalat pour entreprendre un essai de la 5G en 2019 qui sera suivi par l’offre commerciale qui sera lancée par Etisalat au Dubai Expo 2020.

La relation entre Etisalat et Qualcomm est très importante. Alors que l’opérateur veille à déployer la 5G dans les années à venir, Qualcomm garantira la création de la puce capable d’intégrer la 5G aux appareils. Cette année, au Mobile World Congress, les deux entreprises avaient signé un accord stratégique pour collaborer afin de promouvoir le développement des technologies de prochaine génération. Cette collaboration se concentrera sur l’accélération de la normalisation de la 5G afin de la commercialiser en 2019.

« Nous sommes sur le bon chemin en ce qui concerne la 5G », a précisé Srage à Telecom Review. « En coopérant avec Etisalat, nous aurons le temps suffisant pour tester et faire fonctionner la plate-forme de la 5G avant de la commercialiser. Un début précoce soutenu par des partenariats stratégiques ainsi que l’accélération du déploiement commercial d’Etisalat permettront à ce dernier de mettre en place en 2020 un réseau puissant, sécurisé et de bonne qualité. »

Les E.A.U. feront partie d’un petit groupe de pays développés qui essaieront la 5G à un stade précoce, ce qui fera des Emirats « un moteur technologique au lieu d’un pays qui adopte la 5G tout simplement », a déclaré Srage. Ceci contribue à la promotion de la croissance technologique aux E.A.U. qui étaient les premiers dans la région CCG à commercialiser les réseaux de la 4G, a-t-il ajouté.

D’autre part, Qualcomm est engagé à renforcer les réseaux de la 4G LTE dans la région. Srage a salué l’annonce faite au Telecom Review Summit par Marwan Hayek, PDG et président du conseil d’administration d’Alfa, l’opérateur libanais géré par Orascom Telecom. En effet, il a entrepris un test en direct de la vitesse du réseau de la 4G+ qui atteint 950 mbps constituant une vitesse record atteinte pour la première fois au Liban.

Jay Srage a ajouté en disant : « il existe aujourd’hui un fossé triennal entre la période durant laquelle la 4G a atteint sa maturité et quand la 5G sera introduite. Pendant ce temps, nous continuerons à développer les technologies de prochaine génération de la 4G LTE pour garantir une transition aisée vers la 5G. Finalement, l’amélioration de la LTE contribuera au développement de l’IoT et la 5G et en fera un réseau parallèle pour une longue période à l’avenir. »

Selon Srage, la région du CCG est très développée en matière de l’infrastructure capable de soutenir les nouvelles technologies telles que la 5G. Toutefois, il y a eu au cours de l’année écoulée un ralentissement au niveau des dépenses des clients. Quand, dans un proche avenir, les investissements et dépenses des clients augmenteront de nouveau, « il n’y aura aucun problème qui pourra entraver le déploiement et l’évolution de ces technologies, » a-t-il martelé.

D’autre part, la région du Levant fait face au défi de la « fragmentation » qui a été abordé par les panelistes durant le sommet, a indiqué Srage, ainsi que celui de la politisation de toute l’industrie, ce qui pourra «  ralentir le développement des technologies du futur ». Selon lui, la solution réside au niveau des gouvernements qui doivent définir les priorités au niveau des secteurs et industries et fournir le spectre, financement et outils nécessaires pour permettre aux opérateurs et fournisseurs de technologie de déployer les dernières plates-formes de la 4G et la 5G pouvant soutenir l’automation de ces industries. 

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