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Le groupe français Vivendi a obtenu les deux tiers des sièges du conseil d'administration de Telecom Italia, dont il est devenu en 2015 le principal actionnaire et sur lequel il entend assoir son contrôle.

« Telecom Italia est au centre du projet de Vivendi : nous voulons construire un groupe mondial avec des racines européennes pour produire et distribuer des contenus et des médias latins à forte valeur ajoutée », a expliqué le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, devant les actionnaires.

Alors que Vivendi est englué en Italie dans un contentieux avec le groupe de télévision Mediaset, dont il détient près de 30%, et qu'il a été sommé par le régulateur des télécommunications de choisir d'ici un an entre ces deux participations, le groupe français a exprimé le 21 avril sa préférence pour Telecom Italia, tout en entendant contester la décision de l'Agcom.

Tout en rappelant que « les retards dans les offres technologiques et commerciales avaient pesé sur les résultats de Telecom Italia ces dernières années », M. de Puyfontaine a affirmé qu'avec Vivendi, l'opérateur « s'était doté d'un actionnaire de référence et d'un projet à long terme destiné à le ramener en position de leader ».

Le groupe de Vincent Bolloré a réussi à imprimer progressivement sa marque sur Telecom Italia, en obtenant d'abord en décembre 2015 quatre sièges au conseil, puis en poussant vers la sortie Marco Patuano, le patron de l'opérateur, avec qui il avait des divergences stratégiques.

 Il a imposé à sa tête Flavio Cattaneo qui a mené une importante restructuration : sous son impulsion, Telecom Italia cherche à réduire au maximum ses coûts, accroître son efficacité, proposer davantage de services de qualité et accélérer le déploiement de réseaux fibre optique et de la 4G.

 

 

 

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