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Les groupes Orange et Bouygues ont confirmé, le mardi 5 janvier 2016, dans deux communiqués distincts, être en 'discussions' en vue d'un rachat de l'opérateur Bouygues Telecom, numéro trois du marché (français), par l'opérateur historique numéro un du secteur, ouvrant la voie à une consolidation du secteur des télécoms en France.

'Un accord de confidentialité a été signé ce jour (mardi 5 janvier) par Bouygues et Orange', précise le groupe industriel et de construction dirigé par Martin Bouygues, alors qu'Orange évoque 'la reprise de discussions préliminaires avec le groupe Bouygues'. 'À ce jour, aucune décision n'a été prise et rien ne garantit l'issue de ces discussions préliminaires', assure toutefois Bouygues dans son communiqué.

'Bouygues attachera, dans toutes les discussions, qu'il mènera une importance déterminante à l'intérêt des collaborateurs de Bouygues Telecom, ainsi qu'à la dynamique d'investissement du secteur qui doit rester soutenue dans l'intérêt du consommateur', ajoute le texte.

'Ces discussions ne sont pas contraintes par un calendrier particulier et ne s'engagent pas sur un schéma prédéfini', précise pour sa part Orange.

Le groupe présidé par Stéphane Richard, 'sera particulièrement attentif à la création de valeur d'un tel projet'. Dans son communiqué, il souligne vouloir explorer 'les opportunités du paysage français des télécoms, tout en rappelant que ses investissements et ses positions lui permettent une totale indépendance'.

L'existence de négociations entre les groupes Orange et Bouygues en vue d'un rapprochement entre les deux opérateurs faisait l'objet de rumeurs dans la presse depuis près d'un mois.

La réussite d'une éventuelle fusion, suspendue à son acceptation par les autorités de la concurrence, en France et à Bruxelles, entraînerait le passage de quatre à trois opérateurs dans l'Hexagone.

Le nouvel ensemble, qui ferait face à Free et SFR-Numericable sur l'un des marchés les plus concurrentiels d'Europe, représenterait plus de 60% de part de marché en valeur sur le mobile.

Martin Bouygues avait rejeté, en juin dernier, une offre de Patrick Drahi, patron d'Altice, et n'était pas plus favorable à un accord avec Xavier Niel, fondateur d'Iliad.

En cas de succès des discussions, Orange, dont l'Etat est le premier actionnaire, pourrait avoir à se séparer de cinq milliards d'euros d'actifs, et s'engager à limiter les conséquences sociales pour les employés de Bouygues Telecom.

Alors que sa filiale créée en 1994 a beaucoup souffert de l'arrivée de Free, Martin Bouygues parviendrait ainsi à conserver un pied dans les télécoms, en entrant au capital d'Orange.

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