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La suppression de 4000 à 5000 postes, soit un tiers des effectifs, dans le pôle télécoms de SFR annoncée l'été dernier va s'accélérer à partir de début juillet avec la mise en œuvre effective du plan de départs volontaires.

Le projet d'accord encadrant les mesures d'accompagnement de ces départs volontaires - environ 3300 postes ciblés - a été signé entre la fin mai et le 6 juin par les syndicats Unsa, CFDT et CFE-CGC, a-t-on appris de sources syndicales et auprès de la direction.

Le texte, négocié depuis mars, doit encore être validé par l'administration du travail des territoires impactés, puis, à partir de début juillet, les salariés de l'opérateur télécoms pourront s'inscrire dans ce plan, jusqu'au 30 novembre.

Parmi les 3300 postes ciblés, figurent quelque 600 salariés de SFR Service Client, une société qui doit être cédée d'ici la fin de l'année au groupe marocain Intelcia, racheté fin 2016 par Altice, la maison-mère de SFR.

Ces suppressions de postes s'ajoutent au millier d'emplois déjà supprimés chez SFR Distribution depuis l'automne dernier, également via un plan de départs volontaires. 

En annonçant ces réductions d'effectifs en juillet 2016, l'opérateur télécoms, racheté en 2014 par Numericable (Altice), avait évoqué un calendrier s'étalant jusqu'à mi-2019. Finalement, tout sera beaucoup plus rapide.

L'objectif pour SFR est de « passer sous la barre des 10 000 au niveau du groupe » avant la fin de l'année, a souligné le syndicat national des télécoms CFE-CGC.

Cette baisse drastique des effectifs fait craindre à l'Unsa une « année 2018 très compliquée ». « Nous avons une forte inquiétude pour la charge de travail de ceux qui restent dans le groupe », a souligné l'un des représentants de l'Unsa. Car la « nouvelle organisation » est « conditionnée à la mise en place de nouveaux outils qui ne sont pas encore là ».

Les mesures d'accompagnement prévoient notamment une indemnité de deux à trois mois de salaire par année d'ancienneté, plafonnée à 20 ans, ainsi qu'un congé de reclassement jusqu'à 20 mois, avec une possibilité de retour dans l'entreprise moyennant le remboursement de l'indemnité de départ.

 

Anticipant le plan, quelque 1200 salariés dont le poste est ciblé ont déjà suspendu leur contrat de travail dans le cadre d'une « mobilité sécurisée » entre février et juin. Leur départ pourra être validé à partir de début juillet, ou ils pourront revenir, a précisé l'Unsa.

 

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